Mais après quoi on court ?

En permanence, on se dépêche, on se précipite dans nos journées chargées, on enchaîne tout un tas d’activités différentes. On jongle entre le boulot, les courses, les nombreuses tâches ménagères, les repas en famille, les dîners entre potes et pour les mamans les bains, le dîner pour les enfants, et si possible une histoire avant d’aller au lit.

Notre crainte à tous est souvent la même quand on se dresse intérieurement la liste des choses à faire pour la journée. Aurais-je le temps de tout faire ? Ne serais-je pas obligé de sacrifier quelques tâches, au risque d’en remettre un peu plus sur la journée du lendemain ?

Pour répondre à ces questions, il y a plusieurs attitudes possibles. La classique, très masculine selon moi, c’est de se dire « je vais faire ce que j’ai envie (ou ce que je suis physiquement capable) de faire aujourd’hui. Pour le reste, on verra ». Attitude qu’il m’est impossible d’adopter, car contrairement aux mâles (ou à toutes celles qui ont par chance cette capacité), je ne suis absolument pas capable de « compartimenter » et de passer à autre chose de la sorte.

Ainsi, j’ai généralement un autre comportement bien connu : celui de la fille super stressée en permanence, à fond tout le temps, et qui ne passe à autre chose que lorsqu’elle a fini de faire tout ce qu’elle avait prévu. Alors, certes, parfois je vais me coucher à 1h du mat’ et il m’arrive de prendre ma pause déjeuner vers 15h passées. Mais au moins, c’est une solution…(pas terrible, je le reconnais).

Il y a aussi ceux qui choisissent de faire une chose à la fois, de prendre la vie comme elle vient, de ne pas vivre stressé par choix. Ceux-là, vraiment, je leur dis « respect » quoi, parce qu’ils doivent vivre dans une tranquillité d’esprit surprenante. Sauf que je ne serais absolument pas capable de faire comme eux.

Tout simplement parce que, je me connais, je passerais mon temps à me poser des questions existentielles, du genre : « qu’est-ce que j’attends de la vie ? Quel est mon but ? Qui suis-je finalement ? Où erre-je ?? » (je vous avais prévenus, j’avais bien écrit « questions philosophiques »).

Car, pendant qu’on se laisse porter par les tâches du quotidien, le temps passe. Et j’ai souvent peur de ces choix que je prends souvent…sans les prendre vraiment. Pendant tout ce temps où je me consacre sans me presser à certaines tâches ménagères, à des dîners ennuyeux, à des réunions qui ne débouchent sur rien de concret, je pourrais, si je le voulais, prendre des cours de photographie, créer des paniers en osier ou même apprendre à sculpter des visages sur des patates si je voulais.

Bref, faire toutes ces activités que je n’ai jamais eu l’occasion d’essayer ni même eu le temps de me demander si elles auraient pu me plaire. J’aimerais avoir le temps de me poser, de réfléchir, et surtout, plus que tout, j’aimerais être convaincue que la vie que je mène est bien celle que j’aurais choisie parmi d’autres. Et qu’elle n’est pas le résultat d’une suite de coïncidences heureuses (ou pas).

Finalement, c’est peut-être après ça qu’on court. Car quand on remplit ses journées d’activités, de tâches de toutes sortes et de repas familiaux ou amicaux, on peut rarement se demander si l’on fait les bons choix, on a moins le temps de s’interroger, et on est plus dans l’action que dans la réflexion. Et vue ma capacité à me poser ce genre de questions sans fin, je crois que parfois, ça vaut bien mieux… !

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8 comments

  1. MELODY says:

    Bonjour ma coupine !!!!

    Bunny à raison, super billet ! Et comme elle, je cours après le bonheur …

    Comme tu dis, les journées bien chargées évitent de se poser trop de questions existentielles, et dans ce domaine, je suis une championne !!!!

    J’espère que tu passes une douce matinée et que le reste de ta journée suivra ! Gros bisouxxx ma belle et à très vite !

  2. So busy ! says:

    @ Melody : ça ne m’étonne pas, que tu aies des journées bien chargées ! C’est vrai que tu es assez forte à ce niveau-là, surtout en ce moment avec ton déménagement ! Passe une bonne journée, ma belle ! ♥

  3. Olivia says:

    Eh bien, pour ma part, après avoir décidé de voir le côté positif des choses, j’ai décidé de ne plus cavaler. Bien sûr, j’ai des moments de stress, mais je me sens plus épanouie (enfin, tout est relatif puisque biologiquement, je souffre de – argh le vilain mot qui commence par ‘d’ – mais je garde la tête hors de l’eau et vis au jour le jour).

  4. So busy ! says:

    @ Djahann : merci, ma belle ! :)

    @ Olivia : je crois que tu as bien raison. Ca me ferait du bien de ne plus courir comme je le fais. Je prends souvent ça comme bonne résolution, mais j’ai énormément de mal à la tenir.
    Tu as raison de garder la tête hors de l’eau, il vaut mieux vivre les choses une par une et profiter tant qu’on le peu, c’est sûrement là la clé du bonheur…

  5. Bleue Azur says:

    Amusant.
    Cette semaine, ma pitchoune me disait justement: « il y a beaucoup de gens qui courent. Ils croient que pour vivre, il faut courir plus vite, mais ils n’ont plus le temps de vivre… « 

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