Changer ses habitudes, ça craint

Ce matin, en me levant, j’étais très (très) grognon. J’ai extrêmement mal dormi. Pourtant, pas d’insomnie, pas de cauchemars affreux avec de gros serial killers qui veulent ma peau, pas de réveil en sursaut à cause du voisin qui claque sa porte à 4h du mat’, non rien de tout cela.

C’est juste que cette nuit, j’ai dormi sans mon homme. En déplacement professionnel, même si cela lui arrive rarement, il lui a été impossible de rentrer le soir même et avait donc prévu de dormir à l’hôtel. Je le savais, donc, j’étais prévue, j’ai eu tout le temps de me faire à l’idée, et puis surtout dormir seule, je l’ai fait pendant des années, et ça ne m’a jamais tuée.

Sauf que voilà, je m’en rends compte à présent, tout est une question d’habitude. Lorsque tu dors avec quelqu’un pendant 6 ans sans rater une seule nuit (ou presque), le jour où tu dors seule, tu ne sais tout simplement plus où tu habites. C’est comme pour les pâtes. Tant que tu manges tes pâtes sans gruyère râpé (ou beurre, ou sauce tomate), tout va bien, tu apprécies ton plat tout simple et tu le dégustes avec délectation.

Mais il suffit que tu prennes l’habitude d’ajouter l’élément magique cité plus haut, et le jour où tu ne l’as plus dans ton frigo, tu as envie de crier au pugilat, d’attirer l’attention des médias sur ton malheur, d’en appeler à la solidarité civique…bon, c’est vrai que j’en fais un peu trop, là, mais je pense que vous avez saisi l’idée.

Et finalement, c’est là le fond du problème : il suffit de nous changer une toute petite habitude de rien du tout pour que l’on soit perdue, désespérée, à l’ouest quoi. Pas facile, donc, lorsque l’on veut croquer la vie à pleine dents, se montrer forte, indépendante, déterminée quand dans le même temps un simple changement de planning de dernière minute au boulot, une panne de café, une visite impromptue d’un ancien collègue au mauvais moment est capable de renverser tout le château de cartes de notre équilibre intérieur…

Le pire, c’est qu’à moins de vivre comme un ermite sur une montagne lointaine, je ne vois pas comment l’on peut échapper à ce terrible phénomène. Toutefois, on peut voir les choses du bon côté et jouer de cette situation : il devrait être a priori facile de déstabiliser nos pires ennemies !

Mais non, je ne pense pas du tout à la belle-mère, et je n’ai pas non plus prévu de lui inter-changer toutes ses casseroles, poêles, spatules et compagnie la prochaine fois que mon homme et moi nous dormirons chez elle…la tête qu’elle va faire quand elle trouvera plus rien, j’aimerais bien voir ça !.

13 comments

  1. Mère Geek says:

    Comme je te comprends !
    C’est pareil ici… le père geek en déplacement depuis mardi, il rentre ce soir…

    4h de sommeil en moyenne…

    Moi c’est crème fraiche/gruyère sinon pour les pâtes et en effet… si il manque un de ses éléments… c’est la misère :/

    Bon courage pour ta journée, et vivement ce soir !!

  2. Fanny says:

    On s’habitue tellement à la compagnie… Dormir seule c’est aussi difficile pour moi maintenant alors que cela ne me posait aucun souci auparavant !

    Quant au changement de casseroles, tu me fais penser à Amélie Poulain sur ce coup là ;)

  3. Exuberance says:

    Je vais vivre cette expérience « traumatisante » dans quelques semaines … C’est terrible comme ce petit changement peut être déstabilisant. Ça me rassure que je ne sois pas la seule a ressentir cette sensation de panique dès qu’un imprévu me tombe dessus à la dernière minute. Ce sentiment est la preuve que l’on est bien dans son quotidien, c’est finalement rassurant, non?

  4. La Petite Bulle d'Elo says:

    Encore une fois, j’ai aimé lire ce post qui m’a fait beaucoup sourire!

    Et oui, « un seul être manque et tout est dépeuplé »… Et ca marche aussi avec le mascara qu’on ne retrouve plus, le jean que l’on voulait mettre qui est en fait au sale et j’en passe!^^

  5. Vanilla says:

    Heureusement c’est pas tout les jours, courage. Faut penser aux retrouvailles, faut que tu penses à quelque choses qui va le surprendre, pour passer un super moment tous les deux et lui montrer comme tu te sentais seule.
    bonne journée

  6. lafillealafrange says:

    Malheureusement j’ai l’habitude parce que Monsieur Muscle travaille de nuit 2 semaines par mois :( meme après 2 ans où j’ai pris l’habitude je dors toujours moins bien quand il est pas là.

    Et là vu que je change de boulot c’est moi qui vais partir en formation dans le nord ..duuur !

  7. margaux33 says:

    c’est vrai que le changement quand les habitudes sont ancrées depuis longtemps ,peut déstabiliser ; avant on était ensemble que le week-end et j’adorais ça, maintenant je m’ennuierais; une journée ou deux pour moi toute seule oui mais plus ce serait trop long ( bon je vieillis aussi)

  8. Marie-Do - Ado Mode D'emploi says:

    La vieille de 46 ans va vous dire que c’est très bien d’être séparé de temps en temps, d’avoir chacun des activités de son côté. Il le faut pour votre couple, les retrouvailles n’en sont que meilleures. Cela permet aussi de ne pas tomber dans la routine, car attention les filles la routine peut tuer un couple.
    Je peux me permettre de vous dire tout ça, car c’est grâce à ça que mon zom et moi sommes ensemble depuis 26 ans et mariés depuis 22 ans et c’est toujours le big love.

  9. MELODY says:

    Coucou ma belle !

    Comme je te comprends, si mon homme ne dort pas à la maison un soir, je tourne, je vire et dors très mal. C’est que c’est devenu mon doudou à force, sans lui, le sommeil ne vient pas, mais alors pas du tout !

    Le weekend est là ma belle, courage pour cette journée malgré ton petit sommeil de la nuit passée, je suis de tout cœur avec toi !

    Gros bisouxxx ma belle, je devrais trouver le temps de te répondre (enfin) dans le weekend, débordée la Melo !

    Belle journée et doux weekend ma jolie coupine ♥♥♥

  10. Armelle says:

    J’adore le com de Marie-Do car je suis sur la même longueur d’ondes qu’elle avec une longueur d’avance en plus … Je suis quinqua et j’adore, mais alors j’adore dormir seule ! A tel point, qu’à une époque j’ai eu ma « garçonnière » et que maintenent que je vis dans une grande maison, je ne déteste pas squatter la banquette dans le bureua sous les combles … mais seulement quand il pleut pas parce que les gouttes de flotte sur le Vélux, ça craint et je préfère les ronflements de Jules … Elle n’est pas belle la vie ? Bises et bon weekend !

  11. Vaallos says:

    Haaaa je déteste quand mon homme ne dort pas chez nous. Autant passer la soirée seule peut m’être agréable, autant le coucher… ben… je traînasse, j’y vais super tard, j’ai pas envie. La chambre vide c’est berk, na !

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