Ah, Paris…

Ca faisait longtemps que je ne vous avais pas parlé de Paris. En général, je fais l’éloge de cette douce ville qui m’a attirée à elle voilà maintenant 18 mois. Parce que Paris, c’est beau, c’est chouette, et qu’à Paris, on peut tout faire.

Mais justement. A Paris, tout le monde veut refaire le ravalement de son immeuble, un nouveau trottoir tout beau tout lisse, ou de nouvelles installations de vélib’. Et comme il y a beaucoup beaucoup de Parisiens, forcément, il y a des travaux partout, à chaque coin de rue. J’ai l’impression que mon quartier est perpétuellement en travaux, alors que rien ne tombe pourtant jamais en ruine.

Ca doit être pareil partout parce que je ressens la même chose au boulot. C’est bien simple, dès que tu éprouves la joie de voir se terminer les travaux d’en face qui t’ont pourri tes journées pendant 5 ou 6 semaines avec un boucan infernal, tu te rends compte avec une horreur non dissimulée que les mêmes ouvriers qui désinstallent l’échafaudage le remontent…30 mètres plus loin, c’est-à-dire encore plus près de ton bureau.

En ce moment, je vis au rythme des travaux parisiens. Je me lève le matin aux douces vibrations du métro – ça, j’ai fini par m’y habituer, ça me berce presque lorsque je dors. J’ai la joie de petit-déjeuner avec le camion-poubelle qui passe bruyamment en bas de chez moi. Je profite du métro et de son bruit épouvantable (ils n’ont pas prévu de moderniser tout ça, franchement, parce que parfois, je me dis que certaines rames sont dignes de figurer au musée de la RATP…).

Et ça continue avec la circulation et les conducteurs en colère qui s’excitent totalement sur leur klaxon tels des babouins hyper actifs, le gentil monsieur qui ramasse les feuilles mortes dans la rue avec son aspirateur inversé (si quelqu’un a le nom de cet engin de malheur, je suis preneuse) sauf que lui, il a des protections auditives et un casque sur les oreilles, alors que nous, quand on passe à un mètre de lui, on croit qu’on va se crever le tympan…

Lorsque j’arrive dans le bâtiment dans lequel se trouve mon bureau, je me crois proche de la victoire, je me dis que je vais pouvoir profiter de la quiétude et du calme relatif du au luxe d’être au 4ème étage. J’ai même parfois la naïveté de croire que je pourrais entrouvrir la fenêtre pour pouvoir respirer 30 secondes. Jusqu’au moment où le marteau piqueur qui se trouve tout juste à l’aplomb de mon bureau se met à retentir et à résonner dans tout le quartier.

Ca, plus les peintres qui refont la peinture dans les bureaux du bout du couloir et qui passent à longueur de journée depuis jeudi dernier devant mon bureau en beuglant comme des veaux, et tout le chemin de retour jusqu’à la maison (métro, travaux sur le trottoir, ramasseur de feuilles, camion-poubelles, métro).

Ah, Paris, j’aime cette ville. Je l’adore, c’est du bonheur. Pourtant, parfois, j’ai presque envie d’aller arracher le casque anti-bruit du monsieur qui ramasse les feuilles de tout à l’heure. Ca me donnerait un air bizarre et j’aurais peut-être du mal à communiquer avec certains. Mais vous ne pouvez pas savoir ce que je donnerais là, tout de suite, pour 5 minutes de silence absolu…

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19 comments

  1. MELODY says:

    Coucou ma belle coupine !!!!

    Aaaah, les travaux ! J’en ai subi dans ma rue pendant plusieurs mois, ils ont tout détruit pour tout reconstruire, on avait même du mal à rentrer chez nous. C’est un concerto ♫ imperturbable de marteaux piqueurs et d’ouvriers qui essaient de communiquer, de camion qui recule avec leurs bip bip, et de massues qui tapent toutes les 2 secondes pour aligner les pavés.

    Je me suis même demander ce qu’il se passait, le jour où ils ont pété une conduite de gaz, le silence s’est installé d’un coup d’un seul et les ouvriers ont désertés la rue, j’avais espoir d’une petite pause, mais ce fut de courte durée …

    Alors, je te comprends ! Surtout à Paris, une machine à travaux !

    Du coup, je t’envoie encore plus de gros bisouxxx pour te donner du courage et un gros câlin en prime pour que tu passe une belle journée.

    Gros bisouxxx ma belle ! ♥

  2. Blog en Jupe says:

    J’aime pas Paris aussi mais pour la ville en elle-même. Mais habiter Paris, pour moi, ça serait une catastrophe parce que c’est pas vivable. Le bruit, les gens qui court, les klaxons, la pollution, le coût aussi! Je préfère de loin aller à Paris y passer un weekend ou quelques jours.
    J’admire les parisiens de supporter tout ça même si je me doute bien que l’on a pas toujours le choix!

  3. Roselyne says:

    Ah, ce bruit qu’il y’a à Paris… La dernière fois, je me suis rendue compte d’une chose : J’étais près de ma station La Motte Picquet-Grenelle, et d’un coup, j’ai senti les vibrations du métro. Je m’suis demandé qu’est ce qu’il se passait. Et pourtant, depuis un peu moins d’un an, je suis très souvent à la capitale… Et, quand il y’a du silence, ca fait presque peur…

  4. iloyamé says:

    l’aspirateur inversé j’aime bien, mais je crois que c’est une souffleuse…..
    Je te rassure, j’habite la banlieue parisienne (une 15 de km) et chez nous c’est la même chose, travaux tout le temps, et surtout la circulation que si tu veux emmener tes enfants à l’école, tu mets 7 mn à y aller et 40 pour revenir puisqu’ils vont tous en direction de Paris et sont des malades mentaux du klaxon !!!!! bon courage.

  5. So busy ! says:

    @ Melody : oh, ma pauvre, tu as été servie dis donc ! :) Ce que tu décris là, je le vis en ce moment dans la rue de mon bureau, c’est le top ;)

    Merci pour ton bisou et tes câlins, si avec ça je ne passe pas une belle journée ! :) Je t’en envoie moi aussi ♥♥ A très vite ma coupine ! ;)

    @ Bunny : ^^ ♥

    @ Blog en Jupe : c’est sûr que Paris juste le weekend, c’est toujours mieux…mais y vivre, c’est sympa aussi. C’est surtout l’accumulation de tous ces maux qui devient parfois insupportable :)

    @ Roselyne : mdr tu l’as dit ! La dernière fois, je me suis baladée un dimanche, il n’y avait quasiment aucun bruit, j’ai paniqué ! Il y avait en fait une course organisée dans tout Paris, du coup il avait bloqué certaines rues. Alors, plus de circulation, plus de passants, plus rien : le bonheur ! Mais dans Paris, ça fait un peu bizarre.

    @ iloyamé : mdr merci iloyamé, c’est ça, la souffleuse, sur le moment, quand j’ai rédigé mon billet, je ne trouvais plus, j’ai un peu improvisé (comme tu vois). J’aime bien, le coup des « malades mentaux du klaxon », c’est vrai que quand c’est à ce point, ça ne peut qu’être mental, c’est trop présent dans leurs petites têtes…! Merci pour tes encouragements, et courage à toi aussi alors pour ces fichues 40 minutes de route !

  6. iloyamé says:

    J’ai trouvé la solution maintenant, soit mon mari dépose la petite en moto, soit elle y va avec son frère et sa soeur qui sont maintenant au collège, si jamais je dois y aller je me débrouille pour avoir des trucs à faire en ville comme ça plus de bouchons quand je rentre !!!!!
    Quand à Paris, je vais avoir 40 ans, je suis née et j’ai vécu à côté, mais je ne connais pas Paris, j’avais 16 ou 17 ans la 1ère fois que je suis montée sur la Tour Eiffel, et quand je dois y aller, j’y vais pendant les vacances ou le soir.

  7. So busy ! says:

    Ah oui, t’es une maline toi, mais c’est sûr qu’il vaut mieux anticiper le truc parce que si c’est pour tomber bêtement dans les bouchons, c’est dommage…Paris, c’est sûrement mieux en vacances ou pour sortir ! Y vivre, c’est pratique (moins de transport que si on est en banlieue et tout est toujours ouvert jusqu’à pas d’heures). Mais il y a pas mal d’inconvénients.

  8. MamzelDree says:

    Je suis arrivée à Paris depuis 5 mois maintenant, en l’écrivant je me rends compte que c’est passé à une vitesse incroyable !!

    Bref je voulais dire, j’aime bien cette ville aussi, mais je m’habitue difficilement au monde. Enfin ça dépend, j’aime mais j’aime pas. C’est un peu bizarre de dire ça je sais. Mais parfois disons que j’ai besoin de calme, rentrer chez moi et être dans mon cocon… Sans bruit…

  9. Un référenceur parisien says:

    Paris est une belle ville, mais le bruit est épuisant à la longue, la nuit encore plus entre les scooters, les klaxons et les mecs bourrés…
    ma solution : déménager dans la campagne !
    ;)
    Du coup je fais 2 heures de trajet chaque jours pour aller à mon travail et revenir, mais je peux désormais dormir la nuit !

    • admin says:

      Ah, c’est sûr que Paris côté bruit, c’est pas le pied… mettre 2h pour aller au boulot mais être tranquille et au calme dans sa campagne, j’y ai pensé aussi. Je vais sûrement profiter encore quelques années de ma vie parisienne, et puis, lorsque j’aurais des enfants, je ferai très certainement comme toi ;)

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