Le revers de la médaille de Noël

 

Noël, pour moi, c’est une période fabuleuse. Je ne vais pas me répéter, je vous en ai parlé justement dans mon précédent billet et de manière assez détaillée. Ce que je n’ai pas mentionné, en revanche, c’est le revers de la médaille de Noël.

Je sais, je parle comme s’il existait une médaille de Noël. Mais oui, justement. Pour moi, Noël est si sucré, doux, gourmand, généreux et agréable que j’ai souvent l’impression de recevoir une médaille précieuse ce jour-là. Je me rends compte qu’on ne vit ce jour qu’une fois par an, voire deux pour ceux qui ont la chance de faire deux réveillons, et j’adore ça.

Je ne vais pas vous réexpliquer pourquoi, car je pense que vous avez saisi mon point de vue. Par contre, pour en revenir à ce que je vous disais tout à l’heure, si Noël s’apparente pour moi à une médaille, il en a bien un bon revers.
Revers que l’on découvre au mieux  le lendemain matin au réveil, au pire pendant le réveillon lui-même. En effet, entre l’alcool que l’on ingurgite en bien trop grande quantité, les plats multiples et copieux et autant d’occasion de faire des gaffes, nous ne sommes pas à l’abri d’une boulette. Voici un petit tour d’horizon d’un réveillon de Noël ayant un beau revers :

 Premièrement, vous buvez très peu d’alcool. Ou beaucoup. Mais vous ne faîtes pas dans la demie mesure, cela serait fort dommage. Tout d’abord, parce qu’être un peu bourré, ça n’existe pas. Soit on est carrément déchiré, soit on ne l’est pas J Ensuite, parce que ce sont les deux seuls états qui nous permettent de survivre à un réveillon sans trop de dommages.

Pas d’autre choix que de sombrer dans l’état léthargique et apaisé de l’alcool lorsque vous devez passer tout un repas en présence de la Tante Suzanne (qui s’obstine à vouloir vous faire manger des pâtes de fruits par paquets de 10 alors que vous détestez ça), du cousin René qui fait des blagues que vous ne comprenez pas, même lorsque vous êtes sobre (mais vous prenez soin de ricaner tout de même en grimaçant, par politesse) et de la belle-mère qui vous envoie des piques dès qu’une occasion se présente (« ah, toi tu ne sais pas cuisiner ? Mais moi, mes filles, elles savent cuisiner, et très bien même, d’ailleurs comment veux-tu prendre soin de ton mari si tu ne sais pas cuisiner ? Parce que la cuisine, c’est important, d’ailleurs… »).

Vous comprenez comment les personnes présentes autour de la table peuvent déterminer la quantité d’alcool que vous allez (tenter d’) ingurgiter. Ce n’est pas très sain, on est d’accord. Mais une fois n’est pas coutume, et Noël est peut-être la seule période de l’année ou vous aurez à subir ce calvaire puissance 12 – d’habitude, vous vous gardez bien de rendre visite à tout ce petit monde en même temps, question de survie.

Deuxièmement, les plats et la nourriture en général. Supposons que vous remplissez habituellement votre estomac de l’équivalent d’une petite pomme de terre. Vous savez pertinemment qu’à Noël, vos hôtes vont vous faire défier les lois de la gravité quadri-dimensionnelle en tentant de vous faire avaler l’équivalent cette fois de 18 sacs de pommes de terre (de 1 kg, je précise). Forcément, au bout d’un mot, votre corps dira stop. Deux solutions s’offrent donc à vous :
- Vous picorez dans l’assiette pour éviter tous les plats que vous n’aimez pas.
L’inconvénient, c’est que du coup, vous passerez pour une petite pimbêche qui fait attention à sa ligne et votre belle-mère se fera un malin plaisir de vous empêcher de reprendre du foie gras (votre aliment préféré) sous prétexte que vous n’avez plus faim. Vous avez envie de lui tordre le cou.

-    – Vous appliquez la méthode du hamster : vous stockez le maximum de nourriture sur les côtés de votre bouche, et vous allez régulièrement aux toilettes pour cracher tout ça.
L’inconvénient : tout le monde va croire que vous êtes enceinte. Votre belle-mère, inquiète (elle n’avait pas du tout prévu de devenir grand-mère si tôt et a toujours l’espoir que son fils vous quitte) vous suit dans la salle de bain et comprend votre petit manège. Elle persuade votre amoureux que vous êtes anorexique et psychologiquement dérangée. Vous avez envie de lui tordre le cou.

-  – Vous mangez de tout, sans vous priver, et vous parvenez à tout avaler jusqu’au dessert.
L’inconvénient : vous ignorez royalement les soubresauts de votre estomac qui n’en peut plus, et vous finissez par vomir votre repas de Noël sur la robe Chanel de votre belle-mère. Elle a tellement bassiné l’assemblée avec cette robe qui lui avait coûté les yeux de la tête que tout le monde éclate d’un rire bruyant, et même vous, l’alcool aidant, vous trouvez ça marrant. Elle a envie de vous tordre le cou.

Ainsi, que ce soit en ce qui concerne l’alcool, la nourriture à profusion ou encore les gaffes en tout genre, le revers de la médaille de Noël est bien sec et sans appel. Un conseil, donc, quitte à suivre une stratégie pour l’année prochaine : autant choisir celle qui vous permettra de rire un peu…

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10 comments

  1. Colinette says:

    Ahaha c’est toujours le calvaire. Moi j’ai trouvé une tactique cette année. Un peu de tout, de tout un peu. J’ai bu de l’eau à table malgré les coupes de champagnes à l’apéro. Et niveau nourriture, j’ai évité de me goinfrer. Bien sûr j’étais repu après le repas mais pas lourde et ballonnée.

  2. So busy ! says:

    Pas maaal, comme technique ! T’as bien joué sur ce coup là ;) Moi, j’ai voulu faire honneur aux plats qu’on nous servait, et j’ai trop mangé du coup… comme d’habitude ! :)

    Mais bon, vive la détox’ d’après Noël…^^ La prochaine fois, je suivrais tes conseils ;)

  3. Mél says:

    j’ai passé deux jours à être gavée ( de très bonnes choses), j’ai mangé chez quelqu’un qui fait toujours des repas de titans, donc même en pignochant, j’ai vite été barbouillée… je propose que pour l’année prochaine, on face comme chez les romains, on se fasse vomir pour pouvoir en ingurgiter toujours plus…

  4. La belle bleue says:

    Moi j’ai une technique imparable: ne pas trop se limiter sur les entrées très peu caloriques.
    Quand vient le plat, en prendre peu, parce que vraiment, on s’est un peu laissé aller sur les entrées hein, en même temps c’était bon, c’était fin, ça s’est mangé sans faim, donc j’ai déjà le ventre bien rempli :D

  5. laurie says:

    Pour ma part, je mange et bois toujours plus que de raison pendant les fêtes… pas grave , y’a prescription ! heureusement janvier et sa traditionnelle diète aide à compenser. Mais attends, c’est pas bientot la galette des rois ? ;-)

  6. Maïwenn says:

    Le mieux, à Noël, c’est donc de ne pas avoir de famille : le frère, les parents, les grands-parents maternels… et ça s’arrête là =) [Quoi, je suis nostalgique ? Noon… et puis Noël, c’est bientôt =)]

    • So busy says:

      :) Oui, en fait, le mieux, c’est ça… (bon, sauf que j’avoue, s’il y a un revers de la médaille, c’est que Noël a bel et bien une médaille… donc bon… !). T’as raison, c’est bientôt Noël (hiiiiii ! J’ai hâte)

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