« Le bonheur, c’est de continuer à désirer ce que l’on possède »

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J’adore cette phrase, je la trouve très inspirante. Elle est de Saint Augustin, et je trouve qu’elle décrit bien le bonheur, du moins selon la définition que j’en ai. C’est un idéal vers lequel je tends, et j’espère bien que je continuerai à apprécier, à profiter et à désirer ce que j’ai.

Ceci dit, même en sachant que c’est mieux de raisonner ainsi, ce n’est pas toujours facile. Eh oui, on vit quand même en plein dans la société de consommation, où il faut avoir toujours plus, toujours mieux, toujours plus fort, plus loin, plus cher. On joue à un concours de zizi en permanence avec les gens qui nous entourent (pardon pour l’expression puérile, mais je trouve cette attitude si gamine justement que je trouvais ça approprié pour le coup !), tout le monde se compare les uns aux autres pour savoir qui a payé ses vacances le plus cher, qui a la voiture la plus puissante, qui a reçu le plus de cadeaux à Noël.

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Mais on s’en fout tellement, de tout ça, ce n’est que du matériel, donc c’est que du vent. Pour savoir ce qu’on possède vraiment, il faudrait imaginer ce qu’il nous resterait si toutes nos possessions brûlaient. Moi, j’y pense très souvent, et ça m’aide vraiment à faire la part des choses.

Mon dernier smartphone qui coûte seulement deux fois moins cher qu’une petite voiture, je l’aurais toujours si tous mes objets s’évaporaient dans la nature ? Non, parce que c’est du vent. Ma voiture, mes bijoux, mon armoire remplie de fringues dont certaines que je n’ai jamais portées (je suis sûre que je ne suis pas la seule, avouez ;)) ? Non plus, c’est du vent. Et ma tablette, mon ordi, tous ces appareils électroménagers dont on se sert à tout casser deux fois dans l’année et qu’on range bien au fond du placard, là, tout derrière, ou mes 30 vernis, mes 60 stylos, mes 10 paquets de gâteaux d’avance « parce que tu comprends ils étaient en promo » alors qu’en fait, je ne les aime plus, ces biscuits, tout ça aussi c’est du vent.

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Du matériel, du superflu, du confort supplémentaire, pas plus. Parce que si tout brûlait, si tout prenait l’eau, si on se faisait tout voler par un cambrioleur ultra équipé d’un aspirateur à objets qui emporterait tout sans rien laisser (je sais, mon imagination est sans limites…!), il ne nous resterait que 2 choses : nos proches, et notre esprit. Les personnes qui comptent le plus à nos yeux, et notre capacité à réfléchir, à aimer, à ressentir, à rire, à nous battre, à évaluer, à reconstruire.

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C’est bien là l’essentiel, vous ne pensez pas ? Alors j’espère que je continuerai à faire cet exercice mental régulièrement et que je n’oublierai jamais cette phrase : le confort matériel, c’est plaisant, c’est chouette, ça fait plaisir. Mais ce n’est que du plus. J’aime croire que si on ne perd jamais ça de vue, on ne peut que se diriger vers des jours plus heureux…

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5 comments

  1. Skull and Beauty says:

    Tu as bien raison … Au fur et à mesure que j’avance j’ai de moins en moins de biens matériel et ça me va … Je me sens libre ainsi :) et comm toi j’essaie de me rappeler cela chaque jour !

    • So busy says:

      Pareil, je m’en désintéresse de plus en plus, et quand j’ai envie de quelque chose, je me demande plusieurs fois si j’en ai vraiment besoin, et souvent, je finis par ne pas l’acheter du tout.

      J’espère vraiment réussir à transmettre ça à mes enfants, car je partage ton avis : ne pas avoir besoin de posséder pour se sentir heureux, c’est la liberté :)

  2. Marie Kléber says:

    Je suis bien d’accord avec toi ma belle. Tout laisser derrière moi m’a permis de relativiser pas mal de choses. Tout le matériel est là aujourd’hui mais peut disparaître demain. Il faut tant que faire se peut ne pas s’y attacher, pour pouvoir pleinement profiter de ce que la vie nous offre, le vrai, l’unique, le beau.

  3. Melle Alexa says:

    J’adore ton article, tellement vrai !
    Ça remet bien les idées en place pour laisser place à l’essentiel :)
    Dans mes moments de doute, je me répète toujours la même phrase « Mes amis décédés rêveraient de vivre mes emmerdes ».
    Ça me fait toujours relativiser !

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